Vers l'équilibre…

Des racines et des ailes

encourager ses enfants à grandir et à prendre leur envol

« Aucune éducation ne transforme un être : elle l’éveille. » Maurice Barrès

Hier, j’ai re-découvert ce très joli proverbe : « On ne peut donner que deux choses à ses enfants : des racines et des ailes ». Et il m’a donné envie de partager avec vous ma vision de l’éducation des enfants. Je pense qu’un mot résume bien notre rôle de parent : il s’agit d’accompagner l’épanouissement de nos enfants. Comme un arbre déployé, bien ancré, bien stable, qui s’élance jusqu’au ciel¹…

Voir aussi  ¹ Déployer son arbre intérieur

Des racines …

Pour reprendre la métaphore, en tant que parent nous pouvons et devons apporter à nos enfants :

Un tuteur

Même si ce n’est pas toujours le rôle le plus agréable, nous sommes là pour donner un cadre à nos enfants, une « direction« , un appui, pour que, telle une plante bien soignée, ils se déploient harmonieusement … Regardez par exemple une branche orchidée, elle est si malléable et si fragile que sans tuteur elle pousserait au ras du sol, ne pouvant s’élancer vers le ciel…

C’est l’éducation au sens le plus courant du terme, qui va inculquer progressivement règles, conventions, mais aussi principes et valeurs¹. Ce n’est pas l’aspect le plus plaisant de notre rôle de parent, car il est toujours plus facile de dire oui que de dire non, et il serait en apparence tellement plus agréable d’être « démissionnaire » et de laisser nos enfants faire, dire et manger ce qu’ils veulent, quand ils le veulent… Mais nous savons tous que leur construction nécessite un peu de rigueur. Comme le dit James Redfield dans La vision des andes : « un parent doit élever son enfant avec une espèce d' »amour sévère ». »

Dans beaucoup de couples, une sorte de « répartition naturelle » des rôles se fait : comme dans les films policiers où il y a le « flic méchant » et le « flic gentil » (bad cop / good cop),  l’un des deux parents se « dévoue » pour endosser le rôle du « bad cop », celui qui gronde, qui donne les limites, qui dit non². Ce n’est pas toujours par choix personnel, mais parfois parce que l’autre parent, de peur de ne pas être aimé de son enfant, va choisir le rôle conciliant, consolant, « maternant » (indépendamment du fait d’être un homme ou une femme car si le rôle du « good cop » était traditionnellement endossé par la mère, dans la société actuelle c’est très variable). Cette répartition des rôles est parfois accentuée par la situation familiale, par exemple dans les cas de familles où les parents sont séparés: le « good cop » est encore plus coulant, et le « bad cop » met plusieurs jours à remettre un cadre éducatif quand il récupère ses enfants.

Mais, même si c’est plus difficile et moins valorisant à court terme, le « bad cop » doit garder son cap : car à long terme c’est du bien-être de l’enfant qu’il s’agit. Probablement qu’en grandissant il saura faire la part des choses et remercier le ou les parents pour le cadre donné ; mais même si ce n’était pas le cas, il ne faudrait pas avoir de regrets car on aurait agit pour son bien, et c’est encore plus important que d’attendre de la reconnaissance. C’est cela, l’amour inconditionnel³. Agir pour le bien de l’autre sans rien attendre en retour. « Il faut une très grande maturité pour être capable d’être parent, car cela implique d’être conscient que ce n’est pas une situation de pouvoir, mais une situation de devoir, et qu’on n’a aucun droit à attendre en échange⁴. » Françoise Dolto.  

Mais l’amour inconditionnel, ce n’est pas tout accepter de son enfant sous prétexte qu’on l’aime. Ce n’est pas accéder à toutes ses demandes (même si ce ne sont pas des caprices) sous prétexte que l’on est un parent attentif. C’est l’écouter, faire la part des choses, et lui faire une réponse appropriée en trouvant un juste équilibre entre ses pulsions et envies spontanées, ce qui est raisonnable pour lui, ce qui est important pour son avenir, ce qui est source d’apprentissage, et ce qui est juste pour nous⁵. 

La frustration peut d’ailleurs être constructive et formatrice : l’enfant a aussi besoin d’apprendre qu’il n’est pas tout-puissant⁶. Il faut même parfois faire attention à ne pas se laisser manipuler par des petits tyrans en culottes courtes. On n’est pas toujours objectif quand il s’agit de ses propres enfants…

ne pas se laisser manipuler par un enfant tyran

Cependant, il s’agit d’être vigilant et de ne pas tomber dans un amour trop étouffant, ou, ce qui est très différent mais peut avoir le même résultat, un cadre trop rigide et étriqué, ne laissant aucune place à la liberté individuelle et au libre-arbitre de l’enfant : nous ne voulons pas faire de nos enfants des bonsais, ces arbres bridés qui n’ont jamais pu s’épanouir à leur juste mesure… « L’éducation consiste à comprendre l’enfant tel qu’il est, sans lui imposer l’image de ce que nous pensons qu’il devrait être. » Jiddu Krishnamurti

Il est d’ailleurs intéressant de noter que les personnes qui sont bien dans leur peau et en accord avec elles-mêmes ont tendance à se redresser physiquement naturellement, à se tenir bien droites. Alors que certaines personnes se tenant de façon un peu voûtée⁷ semble porter un poids ou une oppression invisible…

Voir aussi   ¹ La vérité sort de la bouche des enfants…   ² Mettre de la beauté dans sa vie    ³ Joyeuses (?) fêtes !   ⁴ Le soutien     Faire son bilan de l’année   ⁵ De l’excès à l’équilibre    ⁶ De l’amour véritable et de la bienveillance   Ne pas être victime d’une victime   ⁷ De l’importance de bien se positionner

De l’engrais

Notre mission de parent est aussi d‘ouvrir notre enfant au monde, de l’enrichir de notre propre vision de la Vie et de lui apporter connaissances et outils pour bien grandir, et faire ainsi germer tout son potentiel¹« L’objectif de toute éducation devrait être de projeter chacun dans l’aventure d’une vie à découvrir, à orienter, à construire. » Albert Jacquard. Je vous invite à lire ce joli article du blog Habitudes Zen « Comment écouter de la musique classique peut-il vous rendre heureux? » qui montre combien il est important de faire découvrir à des enfants de nouveaux univers…

Lui apporter ainsi une ouverture d’esprit et une ouverture sur le monde, et, pourquoi pas, déclencher un « déclic » sur une vocation ou une passion future². « L’élève n’est pas qu’un vase qu’on remplit mais un feu qu’on allume. » Montaigne.  

« Parfois des parents refusent que leur enfant ne se lance dans une activité parce qu’il risque d’arrêter au bout d’un an. Et alors ? En un an, il apprendra quelque chose de l’activité, et développera peut-être des qualités qui lui serviront plus tard, dans un autre contexte. De découverte en découverte, qui sait où ça peut le mener ³ ? Respecter ses rêves et ceux de nos enfants est important. C’est une affaire d’attention, de présence, de bienveillance. » Rupert Isaacson, L’Enfant Cheval 

A titre personnel, je sais que ce sont justement les activités qui sortaient de l’ordinaire et du quotidien dans mon enfance dont je me souviens le plus, qui m’ont le plus marquée le jour où j’ai fait germer des lentilles, le jour où j’ai visité une usine, le jour où j’ai fait des expériences sur l’eau et la glace, etc. « Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas tes hommes et femmes pour leur donner des ordres, pour expliquer chaque détail, pour leur dire où trouver chaque chose … si tu veux construire un bateau, fais naître dans le coeur de tes hommes et femmes le désir de la mer. » Antoine de Saint Exupéry

Attention à utiliser la bonne dose « d’engrais » (ne pas surcharger l’enfant d’activités, l’ennui est également important et constructif. Je vous recommande à ce sujet le livre « Papa, Maman, laissez-moi le temps de rêver« ). « L’éducation ne consiste pas à gaver, mais à donner faim... » Tardy

Et aussi à utiliser le bon « type d’engrais » : vous n’iriez pas utiliser un produit « spécial orchidées » sur un cactus par exemple… Il s’agit aussi de respecter la propre personnalité et les propres envies de ses enfants, au lieu de calquer systématiquement notre modèle et nos références sur eux.

En attendant que ses goûts soient formés, au départ, pour l’aider justement à découvrir son potentiel, il me paraît important de lui proposer un éventail diversifié de connaissances et d’activités⁴. On a bien sûr tendance à montrer ce que l’on connaît et ce qui nous attire spontanément : d’où l’intérêt d’encourager l’enfant à côtoyer d’autres personnes et d’autres univers ⁵ pour qu’ils lui apportent des « nutriments » complémentaires aux vôtres.

Ce sujet m’ayant toujours passionné, il est d’ailleurs au coeur du livre que je viens d’écrire, et qui aurait pu aussi s’appeler : Graines d’éveil

La pédagogie Montessori à la maison, 200 activités de 0 à 12 ans,

Toutes les clefs pour un enfant épanoui et autonome !

activités d'éveil pour les enfants

Par exemple, je vais spontanément habituer ma fille à des activités plutôt « intellectuelles », parce que c’est mon goût, ma propre personnalité et ma propre valeur ajoutée : elle est de nature plutôt calme et se sent bien dans l’univers du dessin, de la lecture, des expositions ou des spectacles, auxquels j’ai pu l’intéresser. Elle est spontanément moins « dégourdie »⁶ que d’autres enfants du même âge ayant baigné depuis leur naissance dans d’autres contextes, dans le sport et l’action par exemple. Je dois donc être vigilante par rapport aux limites de l’éducation que je peux lui apporter et me « forcer » à l’intéresser aux activités qui sont moins en rapport avec mon propre univers.

Voir aussi  ¹ Participer au ré-enchantement du monde  Les 6 (+1) critères fondamentaux pour la réussite d’un couple   Les paroles s’envolent, les écrits restent   ² Quand un inconnu nous donne des clefs   (Re) Trouver sa vocation  Encourager les bonnes volontés    ³ Suivre son élan…   La bonne résolution la plus importante de votre vie      ⁴ Savoir, Savoir-faire, Savoir être     ⁵ S’enrichir au contact des autres   ⁶ Traverser ses peurs

De l’eau

Soyons vigilant également sur l’alimentation de nos enfants, qui ne vivent pas dans le même contexte que celui que nous connaissions dans notre enfance ; et, sans faire un cours de nutrition ici, intéressons-nous tout au moins à la composition des aliments que nous leur donnons, car la plupart des produits transformés sont bourrés d’additifs divers et variés. Essayons au maximum de contrôler l’assiette de nos enfants en leur proposant des aliments dont nous connaissons la provenance, voir, idéalement, les plus simples, « bruts », bio et moins transformés possible¹

Voir aussi    ¹ Reprendre contact avec la nature

Du bon terreau

il est important d’avoir une bonne base pour bien s’implanter et s’enraciner, une base dans laquelle puiser force et ressources. Savoir d’où l’on vient. Je veux souligner ici la force des racines familiales. Que l’on ait une famille conflictuelle ou au contraire une famille sans histoires (cela existe-t-il ?), on ne peut nier l’importance du contexte familial dans l’éducation de l’enfant, en termes de valeurs, principes, traditions, schémas répétitifs, rituels... Tout cela contribue à nous façonner. Il me paraît intéressant de se pencher sur son histoire familiale et d’explorer généalogie et psychogénéalogie pour comprendre certains mécanismes, et éviter de porter et faire porter inconsciemment certaines loyautés familiales à nos enfants¹.

Voir aussi    ¹  Et si la vie était un jeu d’arcade

Du temps

« Nous pouvons apprendre beaucoup de choses des enfants, par exemple jusqu’où va notre patience. » Frankin Albert Jones.

Au delà de l’humour de cette remarque, être parent est en effet l’école de la patience. Patience au quotidien, temps¹ que l’on dégage pour eux, mais aussi  émerveillement face au lent mûrissement de leur personnalité. « Rien ne sert de précipiter les choses, ce serait comme d’essayer de tirer sur une plante qui pousse. pour qui sait se montrer patient, le temps travaille toujours en notre faveur ² !  » Bianca Gaia

Voir aussi  ¹ Le secret de la gestion du temps   ² La théorie de la fraise

Du soleil

Et, bien sûr, le « liant » de tous les points précédents est l’amour et l’attention que l’on porte à ses enfants, un amour qui rattrape bien des erreurs (comment être un parent parfait ? C’est bien sûr impossible ! Faisons tout au moins ce que l’on peut et de notre mieux, comme le souligne un des quatre accords toltèques.

 Et des ailes …

« Donnez des ailes à vos enfants pour leur faire doucement prendre leur envol ». Be Happy, le livre qui rend heureux.

Donner de l’autonomie

Donner des ailes à son enfant, c’est l’aider à grandir pour qu’il puisse prendre confiance en lui et son envol. Certains parents confondent parfois l’amour inconditionnel et l’amour fusionnel : ils sont « remplis » et comblés par l’amour envers leur enfant, et l’amour que leur enfant leur renvoie, et se « fondent » en lui, perdant dans les cas extrêmes une partie de leur personnalité au passage : d’homme ou de femme, ils deviennent soudain père ou mère, et seulement cela, oubliant leur propre liberté. Tous leurs manques affectifs sont comblés par l’enfant, leurs « réservoirs d’amour » sont pleins. C’est un sentiment magnifique, mais sur lequel il faut être vigilant s’il est poussé à l’extrême, pour deux raisons :

  • Quelle place reste-t-il au conjoint dans cette relation bilatérale exclusive ? C’est souvent un classique à l’arrivée de l’enfant, la mère étant souvent comblée par le bébé et n’ayant plus d’espace et d’attention à accorder à son conjoint, qu’elle délaisse sans même s’en rendre compte. Mais, de plus en plus, ce schéma se repère également chez certains hommes qui s’épanouissent dans leur rôle de père et se perdent parfois en route.
  • Est-ce bien constructif pour l’enfant ? N’a-t-il pas besoin d’acquérir sa propre autonomie, et d’apprendre à vivre sans cet appui permanent, certes très confortable et douillet, mais qui n’incite pas à grandir ? Il faut qu’il apprenne à voler de ses propres ailes…

Donner du souffle

« Le meilleur parent n’est pas surprotecteur, anxieux, ou autoritaire, mais heureux et disponible. » François Lewin. Idéalement, le parent est aussi là pour insuffler de l’énergie, du souffle à son enfant, de la vie, de la joie, des rires, de la passion, élever son enfant dans un tourbillon de vie et de bonne humeur quotidienne, pour que l’enfant soit serein, équilibré et épanoui. Comme le dit Tal Ben Shahar, un des pionniers de la psychologie positive, dans son livre « L’apprentissage du bonheur » : « Faire rimer « éducation » avec « délectation. » »

Pour cela, l’adulte doit avoir pris soin de son « enfant intérieur » et avoir su conserver une part d’enfance : « Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre elles s’en souviennent¹. » Antoine de Saint Exupéry

Voir aussi  ¹ Ce que nos souvenirs d’enfance disent de nous   Retrouver une pièce de son puzzle

Donner de l’inspiration 

Sans chercher à influencer son enfant en permanence, le parent a un rôle de guide, et sera toujours là pour souffler à l’enfant l’inspiration, par le biais d’une écoute active et bienveillante, de conseils et de bon sens basés sur sa propre expérience. Le meilleur moyen de l’inspirer étant d’ailleurs de lui montrer au quotidien la bonne conduite par ses propres actions, de lui montrer le bon exemple, d’agir plutôt que de faire des prêches et de longs discours… « Dans tous les âges, l’exemple a un pouvoir étonnant ; dans l’enfance, l’exemple peut tout. » Fénelon

Bien sûr, le plus difficile est de ne pas être un guide trop directif, et respecter le libre-arbitre de son enfant. Malheureusement on apprend souvent mieux les leçons de la vie en tâtonnant et en faisant soi-même les erreurs…

Donner de l’éveil et de l’élévation

« La pédagogie, c’est « élever l’enfant », non pas dans le sens « élevage », mais dans le sens de l’élévation ». Sophie Rabhi. J’ai toujours été intéressée par le double sens du mot « éveil » (éveil dans le sens éducation / éveil dans le sens spirituel) et le double sens du mot « élever » (élever dans le sens éducation / élever dans le sens élévation). En tant que parent, nous sommes là pour élever nos enfants et les tirer « vers le haut », avoir de hautes aspirations pour eux, non en termes matériels, mais en termes de valeurs.

Donner de l’élan

Une fois l’oisillon prêt, ce sera l’heure du grand saut, l’heure des premiers vols, dans des domaines variés, à plusieurs étapes de sa vie. (voir aussi par exemple l’article « Le premier chagrin d’amour d’un enfant », sur le très joli site « Education Joyeuse« .) Il faudra apprendre à lâcher prise et à laisser partir son enfant, pour le bien du parent et pour le bien de l’enfant. Retenir et reculer ce moment serait égoïste, même si c’est une transition difficile des deux côtés.

« Faire naître un enfant n’est pas suffisant, il faut aussi le mettre au monde. » Boris Cyrulnik

Le parent attentif aura transmis de la confiance¹ à son enfant tout au long de sa vie, depuis ses premières heures jusqu’à l’âge adulte,  et saura lui donner à bon escient le petit coup de pouce qui le poussera hors du nid… en toute sécurité.

« Et vint finalement le moment où le risque de rester enfermé dans un cocon bien tissé était plus douloureux que le risque de vouloir en sortir pour déployer mes ailes » Anaïs Nin

Voir aussi  ¹ La théorie du trèfle à quatre feuilles  Tomber sept fois, se relever huit   Quelle oeuvre d’art seriez-vous ?


Et vous ? Arrivez-vous à trouver le juste équilibre entre l’amour bienveillant et l’amour sévère ? Etes-vous prêt à lâcher prise pour le propre bien de vos enfants, et à leur faire confiance ?


2 réponses à “Des racines et des ailes”

  1. alban

    Bravo, un article très complet avec de belles références….. et belles citations.
    Quoi dire de plus……rien me semble t’il.

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  2. caro

    J’adore, Mademoiselle Santini, vous connaissez ma passion actuelle pour ce sujet… Je vais carrément imprimer cet article, complet, et riche de références que je ne connais pas toutes, et qui méritent sans aucun doute d’être consultées… Un grand merci d’une maman en pleine formation…

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