Vers l'équilibre…

Se surprendre soi-même

on a tous des préjugés sur soi-même... apprenons à les dépasser

 » Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien. » Socrate

L’autre jour, une amie m’a amené de délicieux éclairs au café, achetés dans LA bonne pâtisserie du coin. Je dis « délicieux », mais en fait j’étais bien embêtée de lui avouer que je n’aimais pas le café… Elle m’a alors fait une proposition complètement décadente, complètement inédite : « Et si tu goûtais quand même ?? » Cela ne m’était même pas venue à l’idée. Je me suis dit que si je voulais être un peu cohérente ¹ avec les principes que je prône sur ce blog, je me devais en effet d’au moins goûter… Et, bien sûr, ils étaient succulents ! J’en ai même repris un deuxième…

Que s’est-il passé ce jour-là ? J’ai dépassé mes préjugés envers moi-même. Je me suis ouverte à l' »inconnu » (toutes proportions gardées !). Je me suis souvenue que l’on peut parfois se surprendre soi-même…

Voir aussi   ¹ Mettre en application ses propres conseils… et ceux des autres

Des croyances réductrices

En effet, on croit tous se connaître. On a comme un listing en tête qui nous définit : Je « suis (…) « , j’ « aime (…) », je « déteste les (…) », « j’aime quand(…) », « je ne suis pas (…) », « je n’aime pas faire (…) »…

Mais d’où vient cette liste ? Bien sûr, de nos expériences, des croyances que l’on nous a inculquées¹, de notre culture, de notre éducation. Mais ne faudrait-il pas la réactualiser de temps en temps, au lieu de la prendre pour « argent comptant » ? Et si ces croyances étaient réductrices, voire obsolètes ? Quand je réfléchis à la liste de ce qui me définit, comme je vous en parlais dans mon article « faire son bilan de l’année », je m’aperçois que la liste de mes certitudes est assez mince… Par exemple, pendant des années, j’ai dit de moi « Je suis une fonceuse… », mais est-ce encore vrai ?

Voir aussi   ¹ Comme un jeu de cartes…    Devenir un serial smiler

Oui, on peut changer…

L’idée est de se regarder « au fond de l’âme » et de s’interroger sur sa vérité intérieure, celle qui est immuable, celle qui est nouvelle, et les vérités qui n’en sont plus. Car je suis persuadée que oui, on peut changer…

Par exemple, si je prends mon expérience personnelle :

  • Il y a 20 ans, je trouvais absolument ridicules les végétariens¹ . Je suis devenue végétarienne depuis 3 ans du jour au lendemain et je n’ai pas fait une seule exception depuis.
  • Il y a 15 ans, je ne mangeais que des plats tout prêts, je n’avais pas du tout une alimentation saine et je n’en voyais pas l’intérêt. Depuis j’ai lu et relu une dizaine d’ouvrages de référence sur l’alimentation et la diététique et je suis au quotidien les principes d’une alimentation la plus basique, moins transformée, bio possible, selon les principes du docteur Kousmine.
  • Il y a 10 ans, je pensais que je n’aimais pas les enfants et je n’en voulais pas particulièrement, à part pour faire plaisir à mon mari. Aujourd’hui, j’ai une fille de 5 ans que j’aime plus que tout.
  • Il y a 5 ans, je pensais que je ne divorcerais jamais. Aujourd’hui, je suis divorcée et je me rends compte que rien n’est jamais acquis dans un couple ²…
  • Il y 4 ans, je disais que je n’aimais pas le sport ³ et que je n’étais pas sportive. Aujourd’hui je fais en moyenne 2 séances de yoga dynamique, 2 séances de course, 2 séances de danse par semaine, 1 séance d’escalade tous les quinze jours et il y a quelques mois j’ai fait la randonnée des 25 bosses à Fontainebleau sans aucune préparation.
  • Il y a 3 ans, je ne m’intéressais pas du tout à la spiritualité. Aujourd’hui je m’ouvre à ces questions, les liens entre le développement personnel et la spiritualité étant parfois ténus, et je n’ai plus aucune certitude. Plus j’avance et moins je sais… mais je pense que c’est une forme de progrès justement.
  • Il y a 2 ans, je n’avais jamais fait une méditation de ma vie. Aujourd’hui je fais 30 minutes de méditation de Pleine Conscience formelle par jour, et cela me manque quand je n’ai pas pris le temps de la faire. Sans parler de la méditation informelle, intégrée à mon quotidien.
  • Il y a 1 an et demi, je pensais être quelqu’un de plutôt timide et asociale. Aujourd’hui, j’ai plaisir à organiser des soirées improvisées, j’aime les visites impromptues de mes amis  et j’invite même parfois des inconnus avec qui j’ai sympathisé chez moi…
  • Il y a un an, je croyais que je n’aimais pas du tout la musique ⁵ . Suite à un déclic, je me suis inscrite sur Deezer et j’ai découvert l’outil qui me convenait. Maintenant, c’est quand je ne mets pas de musique qu’il me manque quelque chose.
  • Il y a 6 mois, je pensais que les blogs et les réseaux sociaux ⁶ étaient narcissiques, inutiles et ridicules. Aujourd’hui, je m’apprête à -enfin- créer un facebook Jour après jour…
  • Dans le même ordre d’idée, j’ai un ami qui n’aurait pas parié une cacahuète sur l’idée de se retrouver à danser sur un podium en boîte autour d’une barre de pôle dance… et pourtant il l’a fait ⁷ !

Sur le même sujet, je vous invite à lire le très bel article du blog Joy369 : « Réflexe on l’appelle réflexe » pour une anecdote très inspirante qui prouve à quel point on peut radicalement changer !

Voir aussi   ¹ « Mais qu’est ce qui t’es arrivé ?!! Le jour où j’ai décidé de devenir végétarienne   La vérité sort de la bouche des enfants   S’interroger sur ce qu’il y a dans notre assiette  ² L’allégorie de la grenouille cuite à petit feu    Les 6 (+1) critères fondamentaux pour la réussite d’un couple    De l’amour véritable et de la bienveillance    ³ Bouger physiquement pour bouger intérieurement   Les bonnes vibrations de la danse   ⁴ S’enrichir au contact des autres   ⁵ Retrouver une pièce de son puzzle…   ⁶ Se perdre dans les méandres des réseaux sociaux    ⁷ Traverser ses peurs    Oser changer de vie

Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien

Se définir de façon réductrice, en se répétant sans y réfléchir vraiment « je suis ainsi », c’est une façon de se limiter, de se complaire dans un rôle¹, de ne pas se remettre en question. En quelque sorte, on « s’auto-hypnose », on se « jette un sort ».

Alors, arrêtons d’être péremptoire avec nous-même et si sûrs de nous… Soyons ouverts à l’incertitude et à l’impermanence… « Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien… » L’autre jour, mon masseur me demandait : « Est-ce que d’ordinaire tu es stressée ?  » et je lui ai répondu : « Avant j’aurais pu te répondre, mais maintenant je n’ai plus aucune certitude² sur comment je suis… »

Voir aussi  Se cacher pour mieux (?) être aimé    ² Plusieurs étapes de l’évolution de la Conscience

Ne pas être réducteur avec nos enfants

Et puis, sans nous en rendre compte, nous avons tendance à tomber dans ce travers avec nos enfants : combien de fois ai-je entendu des parents dire devant leurs enfants ¹ : « il est peureux », « elle est colérique », « elle est capricieuse », « il est violent », « il est distrait », « elle est mauvaise en classe », « il est timide »… Moi-même j’ai mis longtemps à me défaire de la petite phrase que me répétait ma grand-mère « elle est cloche ! » (si si !). Attention à notre choix de vocabulaire, attention à ne pas les définir de façon définitive, à les enfermer dans un rôle dont ils ne pourront pas sortir car ils auront l’impression que le « sort est jeté » et qu’ils n’y peuvent rien…

Voir aussi  ¹  Avez-vous quelque chose à déclarer ?

Quelles sont les prochaines surprises ?

« Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, c’est ce que j’ai toujours dit. » Jacques Chirac

Aujourd’hui je dis souvent de moi : « je n’aime pas cuisiner », « je déteste conduire »,  » j’aime vivre en ville », « je préfère les hommes », « je ne suis pas faite pour travailler en entreprise », etc.

Mais qui sait où la vie m’emmènera ? Déjà je commence à envisager de me remettre à conduire…


Et vous ? Vous êtes-vous déjà surpris vous-même ? Avez-vous changé d’avis sur des choses importantes ? Avez-vous tendance à vous enfermer dans un rôle immuable ? Et si vous faisiez la liste de ce qui vous définit… pour mieux la questionner ?


4 réponses à “Se surprendre soi-même”

  1. JNS

    Bonsoir chère rédactrice …
    Ce thème est très parlant pour moi car je suis en plein dedans, je n’arrête pas de repousser mes limites et de faire des choses que je pensais impensables pour moi il n’y a pas très longtemps encore, mais je m’aperçois que comme cela a bien marché au debut, et est un mode de fonctionnement nouveau pour moi, je le fais parfois sans trop réfléchir aux conséquences que cela peut avoir sur les autres personnes, et il faut que je sois plus vigilant sur ce point maintenant, car je risque si ce n’est pas déjà fait de me perdre au milieu de moi-même et/ou de perdre des personnes qui me sont proches.

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    • blogjourapresjour

      Bonsoir cher contributeur…

      Je pense qu’il est très sain d’apprendre à repousser ses limites, même s’il ne faut bien sûr pas aller au delà de ses forces…
      Il est bon de suivre son élan, si votre élan et votre intuition vous donnent le feu vert, pourquoi se retenir ? La seule chose à affiner, c’est de s’écouter et vérifier si l’élan en question est bon pour vous.
      Quant aux autres et leurs réactions, c’est leur problème, à eux de le gérer, pas à vous…

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  2. Joy369

    Bonjour,
    Je suis d’accord à 100% !… Même si ce n’est pas toujours évident. Il y a toujours des frontières que j’ai du mal à franchir (manger du fromage « fort ») ;-)
    Mais en effet, plus on avance dans la vie et plus on s’aperçoit que nos préjugés ne tiennent pas forcément la route…
    Et pour les éclairs au café, je valide : je ne bois que rarement du café (ou alors très sucré et avec du lait) et pourtant j’adore toutes les pâtisseries au café ! ;-)
    Ce qui est important dans ce que tu dis, c’est aussi de ne pas juger les autres. Car ce qui nous paraît impossible (ex: « Divorcer ? Moi, jamais ! ») peut tout à fait arriver.
    On ne sait jamais de quoi la vie sera faite, et c’est aussi cela qui est beau. :-)
    Amicalement,
    Joy

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    • blogjourapresjour

      Merci Joy pour ton commentaire…
      En effet, j’aurais pu rajouter aussi dans ma liste « Je n’aime pas le fromage! » :)
      Je suis tout à fait d’accord avec toi, cet article portait sur les préjugés que l’on a envers soi-même… mais par extension, envers les autres aussi… Mais ce sera l’objet d’un autre article ! :)
      Et, oui, La vie est si belle…
      Bien à toi,
      Céline

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