Vers l'équilibre…

Bien (se) conduire sur le chemin de Vie

choisir son chemin de vie et conduire prudemment...

La victoire n’est pas le bout du chemin. C’est seulement un panneau indicateur. C’est un signe que vous êtes dans la bonne direction. Mais en aucun cas, la garantie de ne pas vous perdre au prochain croisement ! Yannick Noah

Hier, j’ai lu ce passage du livre de Michel Odoul, « Dis-moi où tu as mal je te dirai pourquoi, les cris du corps sont les messages de l’âme.« , et je l’ai trouvé tellement Juste que j’avais envie de le partager avec vous. Je vous le livre tel quel, je me suis juste permis de le mettre à la forme du blog.

Le Chemin de Vie ou la Légende Personnelle

Le Chemin de vie est une sorte de fil conducteur que tout être humain suit au cours de son existence. Nous pouvons le comparer au scénario d’un film ou au « livre de route » des rallyemen actuels. Nous avançons sur ce chemin en utilisant un véhicule particulier qui est notre corps physique. Les Orientaux nous proposent une image fort intéressante pour ce véhicule et ce Chemin de Vie. Nous sommes, disent-ils, comme une charrette, une Calèche qui représente notre corps physique et qui circule sur un chemin qui symbolise la vie¹ ou plutôt le Chemin de Vie. Voyons jusqu’où nous pouvons pousser cette image.

Voir aussi ¹ Prendre le temps de prendre la bonne décision     La vie est une grande danse qui ne s’arrête jamais

Le chemin de terre

Le chemin sur lequel circule la Calèche est un chemin de terre. Comme tous les chemins de terre, il comporte des « nids-de-poule », des trous, des bosses, des cailloux, des ornières et des fossés de chaque côté. Les trous, les bosses et les cailloux sont les difficultés¹, les heurts de la vie. Les ornières sont les schémas déjà existants que nous reprenons des autres et que nous reproduisons². Les fossés, plus ou moins profonds, représentent les règles. Les limites à ne pas franchir sous peine d’accident³. Ce chemin comporte parfois des virages qui empêchent la visibilité ou traverse parfois des zones de brume ou des orages⁴. Ce sont toutes ces phases de notre vie où nous sommes « dans le brouillard », où nous avons de la difficulté à voir clair ou à pouvoir anticiper car nous ne pouvons « voir devant ».

Voir aussi ¹ Nos réponses aux difficultés de la vie    ²Comme un jeu de cartes…   ³Savoir s’arrêter à temps     ⁴Tomber sept fois, se relever huit

La Calèche, le cocher et le passager

Cette Calèche est tirée par deux chevaux, un blanc (Yang) qui est à gauche et un noir (Yin) qui est à droite. Ces chevaux symbolisent les émotions¹, ce qui nous montre à quel point ce sont elles qui nous tirent, voire nous mènent dans la vie². La Calèche est conduite par un cocher qui représente notre mental, notre conscient. Elle possède quatre roues, deux devant (les bras), qui donnent la direction ou plutôt impliquent la direction donnée par le cocher aux chevaux, et deux derrière (les jambes), qui portent et transportent la charge ( elles sont d’ailleurs toujours plus grosses que celles de l’avant). A l’intérieur de la Calèche, il y a un passager que l’on ne voit pas. Il s’agit du Maître ou Guide Intérieur³ de chacun de nous, de notre Non-Conscient, de notre Conscience Holographique. Les chrétiens l’appellent  » l’Ange Gardien « .

Voir aussi   ¹S’abandonner à l’émotion    ²Ne pas faire d’une contrariété un malheur     ³Ecouter son corps pour suivre son guide intérieur

La conduite sur le chemin de la vie

Notre Calèche personnelle avance donc sur le chemin de la vie, dirigée en apparence par le Cocher. Je dis bien en apparence, car si c’est bien lui qui la conduit, c’est en fait le passager qui a donné la destination. (…) Le Cocher, qui est notre mental, conduit donc la Calèche. De la qualité de sa vigilance et de sa conduite (ferme mais en douceur) vont dépendre la qualité et le confort du voyage (existence). S’il brutalise les chevaux (émotions) et les brime, ceux-ci vont s’énerver ou s’emballer à un moment donné et risquer de conduire la Calèche à l’accident, de la même manière que nos émotions nous conduisent parfois à des actes irraisonnables voire dangereux. Si le conducteur est trop relâché, s’il manque de vigilance, l’attelage va passer dans les ornières (reproduction des schémas parentaux, par exemple) et nous suivrons alors les traces des autres, en courant le risque d’aller dans le fossé comme eux s’ils l’ont fait. De la même façon, s’il n’est pas vigilant, le Cocher ne saura pas non plus éviter les trous, les bosses, les nids-de-poule¹ (coups, erreurs de la vie) et le voyage sera très inconfortable pour la Calèche, le Cocher et la Maître ou Guide intérieur.

Voir aussi  ¹Se protéger… sans tomber dans les extrêmes

Bien tenir les rênes

S’il s’endort ou ne tient pas les rênes, ce seront alors les chevaux (émotions) qui dirigeront la Calèche. Si le cheval noir est le plus fort (parce que nous l’avons mieux nourri…), la Calèche va tirer à droite et être guidée par les images émotives maternelles. Si c’est le cheval blanc dont nous nous occupons le mieux et qui domine, la Calèche va tirer à gauche, vers les représentations émotives paternelles. Lorsque le Cocher conduit trop vite¹, force trop, comme nous le faisons parfois, ou si les chevaux s’emballent, c’est le fossé, l’accident qui arrête plus ou moins violemment tout l’attelage et avec plus ou moins de dégâts (accidents ou traumatismes).

Voir aussi ¹ Le soutien   

Réparer les pannes

Parfois, une roue ou une pièce de la Calèche lâche (maladie), soit parce qu’elle était fragile, soit parce que la Calèche est passée sur trop de bosses et dans trop de trous (accumulation de comportements, d’attitudes inadéquates¹). Il faut alors réparer et selon la gravité de la panne, nous allons pouvoir le faire nous-mêmes (repos, cicatrisation²), devoir faire appel à un dépanneur (médecine douce, naturelle³) ou si c’est encore plus grave à un réparateur (médecine moderne). Mais il sera de toute façon important de ne pas nous contenter de changer la pièce. Il sera essentiel de réfléchir à la conduite du Cocher et à la manière avec laquelle nous allons changer nos comportements, nos attitudes face à la vie⁴, si nous ne voulons pas que la « panne » se reproduise.

Voir aussi ¹De l’excès à l’équilibre     ²La thérapie de l’hibernation     ³Un peu de douceur dans ce monde de brutes      ⁴Le théorème de Calimero

Conduire sans visibilité

Parfois la Calèche traverse des zones de faible visibilité, c’est-à-dire que nous ne voyons pas vraiment où nous allons. Il peut s’agir d’un simple virage. Nous pouvons le voir et nous préparer à son arrivée en anticipant. Nous devons alors ralentir, repérer dans quel sens tourne le chemin et suivre la courbe en tenant bien les chevaux (maîtriser par exemple nos émotions quand nous vivons une phase de changement voulue ou subie). Lorsqu’il s’agit de brume ou d’orage, il nous est alors plus difficile de conduire notre Calèche. Nous devons « naviguer à vue », en ralentissant l’allure et en vous fiant aux bords immédiats du chemin. Nous devons dans cette phase faire une confiance totale, pour ne pas dire « aveugle », dans le Chemin de Vie (lois naturelles, règles de la Tradition, Foi, etc.) et le Maître ou Guide Intérieur¹ (Non-Conscient) qui a choisi ce chemin. Ce sont les phases de la vie où nous sommes perdus « dans le brouillard » et où nous ne savons plus où nous allons. Dans ces moments-là, nous ne pouvons pas faire autrement que laisser la vie nous montrer la route².

Voir aussi ¹ Enchantée…       ² Etre attentif aux synchronicités de sa vie     Oser changer de vie    Le bon moment, c’est maintenant

Choisir la bonne direction

Parfois, enfin, nous arrivons à des carrefours, des bifurcations¹. Si le chemin n’est pas balisé, nous ne savons pas quelle direction prendre. Le Cocher (le mental, l’intellect) peut prendre une direction au hasard. Le risque de se tromper, voire de se perdre, est grand. Plus le Cocher est sûr de lui, persuadé de tout connaître et de tout maîtriser, plus le risque sera important. Nous sommes alors dans le règne de la « technocratie rationaliste », où la raison et l’intellect croient pouvoir tout résoudre. S’il est, en revanche, humble et honnête avec lui-même, il demandera quelle route prendre au passager² (Maître ou Guide Intérieur). Celui-là sait où il va, il connaît la direction finale. Il pourra alors l’indiquer au Cocher, qui la prendra, à condition que ce dernier ait été capable de l’entendre. En effet, la Calèche fait parfois beaucoup de bruit en roulant, et il est nécessaire de s’arrêter pour pouvoir dialoguer avec le Maître ou Guide Intérieur. Ce sont les pauses, les retraites que nous faisons pour nous retrouver³, car il nous arrive de nous perdre.

Voir aussi  ¹ Observer le code de la route de la vie   ²Stop ou encore ? Choisir de suivre son intuition    ³Prendre soin de soi… pour mieux prendre soin des autres

Une métaphore de la vie

Voilà une image simple mais qui représente vraiment bien ce qu’est le Chemin de Vie. Grâce à elle nous pouvons comprendre facilement de quelle façon les choses se passent dans notre vie¹ et ce qui peut les faire déraper.

Voir aussi ¹ Et si la vie était un jeu d’arcade ?     Ré-actualiser son CV : un bon exercice de développement personnel  

Apprendre à bien (se) conduire

Ce très beau texte de Michel Odoul m’inspire beaucoup. Il ne s’agit pas seulement d’apprendre à conduire, mais aussi à bien (se) conduire¹...

J’aime particulièrement la métaphore sur le brouillard. Parfois, j’ai trop tendance à vouloir « être dans l’action », avancer « coûte que coûte », alors que ce n’est tout simplement pas le moment… La seule chose à faire parfois est d’attendre que les nuages se lèvent. Comme le dit Aurélia Jégu, « Je vais désormais essayer de ne pas vouloir avancer à tout prix quand visiblement je fais du sur-place.« 

Voir aussi ¹ Agir selon sa conscience… c’est plus simple


Et vous ? Avez-vous tendance à foncer dans le brouillard, ou attendre tranquillement qu’il se lève ? Conduisez-vous (trop ?) prudemment ? Brûlez-vous parfois les étapes ? Foncez-vous droit dans le mur ? Ou savez-vous anticiper les virages ? Et si vous adoptiez une conduite tout en douceur ?


3 réponses à “Bien (se) conduire sur le chemin de Vie”

  1. Aurélia

    Je me retrouve totalement dans ce texte, il m’a apporté certaines réponses ou confirmations à mes questionnements du moment et à ma philosophie de vie :). Et merci de me citer ça me touche :)

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  2. Banban

    Vraiment une belle métaphore de chemin de vie, je vois très bien l’ensemble de la voiture……. Rien à ajouter c’est parfait

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