Vers l'équilibre…

Participer au ré-enchantement du monde

Le monde a besoin d'espoir, de beauté... ré-apprenons à regarder comme un enfant qui s'émerveille

« Ce n’est pas parce que ce n’est pas indispensable que ce n’est pas nécessaire » Les Hé-veilleurs

L’année dernière, j’ai rencontré Helena Myrafiori et les Hé-veilleurs. C’est une expérience extraordinaire, au cours de laquelle Helena Myrafiori nous relate un conte. Chaque conte délivré est unique, comme notre destin l’est, et répond à nos questionnements du moment, sous une forme très poétique. Ils sont à la fois très personnels, et universels. C’est pourquoi je souhaite partager mon conte avec vous aujourd’hui.
 » C’est l’histoire d’une femme qui était en train de décorer un arbre. Evidemment, vous me direz, à quoi cela sert-il ? Pourtant la femme sentait qu’il fallait qu’elle le fasse. Alors elle avait pris des éléments éparts de sa maison. Et tout simplement elle était en train de décorer un arbre. Ce n’était pas un arbre de noël, bien évidemment ; c’était juste un arbre, dans sa vigueur et dans son printemps. C’était un chêne presque vigoureux, qui ne l’était pas tout à fait, alors elle voulait lui donner un coup de pouce. C’est pour cela qu’elle voulait ajouter différents éléments : peut-être tout simplement des étoiles, des rubans, des dentelles, etc. Et au final ce fut vraiment un spectacle charmant.

La femme était heureuse de son oeuvre. Mais les esprits jaloux et chagrins dirent à la femme :  » à quoi cela sert-il ?  » La femme répondit : « Ne trouvez-vous pas ainsi que la vie est belle ? Que la nature est belle ? Ne serions-nous pas là pour l’embellir encore plus ? Et les gens de lui répondre : « vous devriez faire un travail un peu plus incarné, de plus utile. » Et la femme de répondre : « et contempler la beauté du monde, est-ce que cela est inutile ? » Intransigeants, les gens haussaient les épaules en la traitant de folle.

Evidemment, la femme, au bout d’un certain temps, en vint à se poser des questions. Mais après tout, puisque c’était cela qu’elle avait envie de faire, elle continua son oeuvre et commença tout simplement à travailler sur un autre arbre et à le décorer.

Il advint un grand et funeste danger. Les fruits étaient pourris dès leur naissance, les arbres ne portaient plus rien, les étangs étaient asséchés. Dans les champs, il n’y avait plus de moissons.

La femme, bien évidemment, voyait cela, et se demandait ce qu’elle pouvait faire. Et ceux qui l’avaient repoussée lui dirent : « peux-tu simplement encore décorer des arbres ? » Et la femme demanda : « pourquoi voulez-vous que je fasse cela? Vous m’avez dit que je devais faire un métier utile, et que je devais être dans l’incarnation. »

Les gens, très gênés, dirent à la femme : « Vois-tu, nous venons de comprendre quelque chose de très important. C’et que l’utile est certes nécessaire, mais ce n’est pas indispensable. Nos bouches sont asséchées, nos ventres sont creux, mais ce qui nous manque par dessus tout c’est le chant de l’oiseau, c’est la rivière qui ondoie à travers la forêt, c’est la beauté du monde, et la beauté des fleurs… Et c’est pour cela que nous voudrions te demander : est-ce que tu peux encore embellir la nature, et la rendre encore plus belle ? Car, vois-tu, ce que tu fais, c’est que tu rends nos vies encore meilleures, et que tu nous redonnes espoir. »

La femme rit alors doucement, se mit à rire un rire cristallin, et leur dit à tous : « Pourquoi ne pas m’aider ?  » C’est ainsi qu’à l’un elle donna des dentelles, à l’autre des rubans de couleur, à celui-ci des fleurs séchées, et à celle-là quelques étoiles. Encore, évidemment, quelques gouttes de parfum, deci, delà.

C’est ainsi que dans toute la contrée tous les arbres furent décorés. C’était un spectacle charmant.

Et les gens oublièrent la faim, la misère, la ruine, car leurs regards étaient émerveillés, aussi émerveillés qu’un regard d’enfant.

Et le mal avait disparu, pour laisser place tout simplement à la beauté de l’aide. 

Tout simplement grâce à une femme qui avait tenu dans sa main des ciseaux d’or, des rubans de velours, quelques fleurs séchées, et qui savait en toute occasion, non pas faire l’utile, mais le nécessaire. 

Car si l’homme a faim et a soif, il voudra remplir son estomac. Mais s’il a besoin d’espoir, alors c’est là qu’il remplit son esprit. Et on ne peut le faire que d’une seule façon : en rendant le monde encore plus beau.

Et ce qui est nécessaire aujourd’hui à l’humanité, c’est de lui redonner l’espoir, en lui montrant le chemin du beau. C’est montrer la beauté sacrée du monde.

C’est dans ce sens là que vous avez déjà tous les outils : les petits ciseaux d’or, les rubans de velours. Et grâce à vous, le monde sera enchanté. »

Lutter contre la quête de la performance à outrance

Ce conte nous invite à suivre notre élan sans s’arrêter aux regards et jugements extérieurs et sans chercher une finalité immédiate, une utilité : faut-il que tout soit toujours orienté vers la performance ?

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Participer au ré-enchantement du monde…

Une mission de vie n’est pas toujours axée sur un métier précis, parfois une voie est plus subtile… .

Cela peut être tout simplement de transmettre une certaine vision du monde et une certaine philosophie de vie, encourageant les autres à s’émerveiller, à porter un autre regard sur les choses, à voir la beauté du monde et du quotidien, et à retrouver leur âme d’enfant.

Le ré-enchantement du monde est un thème à la mode. Il correspond au niveau « turquoise » de la spirale dynamique (dont je vous reparlerai). Sur le même sujet, je vous invite à visionner la superbe conférence du philosophe Frédéric Lenoir à l’INREES, intitulée : « Le réenchantement du monde« .

Voir aussi   Garder son indépendance d’esprit        Faire son bilan de l’année        Des racines et des ailes        (Re) Trouver sa vocation                 Passez à l’action… quelle qu’elle soit            Mettre de la beauté dans sa vie              La théorie du trèfle à quatre feuilles               S’abandonner à l’émotion           Enchantée…     Quelle oeuvre d’art seriez-vous ?


Et vous ? Ce conte vous a-t-il touché ? A-t-il résonné en vous ? Savez-vous lâcher prise sur la quête de la performance à outrance ? Laissez-vous la porte ouverte à l’émerveillement ?


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