Vers l'équilibre…

Ne pas faire d’une contrariété un malheur

s'observer pour ne pas tomber dans le piège de la plainte au moindre petit tracas, et ne pas faire d'une contrariété un malheur

« Complaining is stupid. Either act or forget. » Stefan Sagmeister

Ne pas faire d’une contrariété un malheur : j’ai noté cette phrase dans un carnet en 1999 (déjà à l’époque je notais beaucoup de citations et de réflexions ! ), malheureusement sans en noter la source. Depuis quelques jours, j’y pense beaucoup, car je m’aperçois que j’ai tendance à tomber dans ce travers.

Laisser des détails nous gâcher la vie

Paradoxalement, ce sont les petites contrariétés quotidiennes ¹ sur lesquelles j’ai du mal à prendre du recul, alors que je vais au contraire réagir de façon particulièrement calme et posée en cas de grave incident de la Vie. Au quotidien, je peux me gâcher la vie sur un détail, qui sera insignifiant aux yeux des autres, et m’apitoyer sur mon sort².

Comme on me l’a fait remarquer récemment, je prends parfois les choses trop à coeur, en particulier dès qu’elles sont en lien avec une sensation de rejet ou d’abandon.³ (Ceci est en rapport avec la fixation de mon ennéatype, selon le merveilleux outil de développement personnel de l’ennéagramme dont je vous reparlerai), et cela m’empêche parfois d’appliquer tous les bons principes dont je connais pourtant la théorie, et en particulier d’apprécier le moment présent. 

Voir aussi   ¹   Ne pas être victime d’une Victime    La vie est une grande danse qui ne s’arrête jamais     ² Le théorème de Calimero      ³ Traverser ses peurs    Bien (se) conduire sur le chemin de Vie    La thérapie de l’hibernation

Apprendre à prendre du recul

Heureusement, je m’en rends compte désormais de plus en plus vite, et je prends soin de faire machine arrière dès que j’observe mes réflexes et mes travers. C’est cela, apprendre à prendre du recul, c‘est ne plus réagir de façon instinctive, immédiate, « sans filtre », à une situation qui éveille un trouble ou un sentiment négatif en nous ¹ (tristesse, colère…)

Voir aussi  ¹  Rester centrer     L’expérience de la plume de canard    Le soutien

C’est l’émotion qui doit nous mettre en garde

Quand une émotion s’éveille en moi, cela me met désormais la puce à l’oreille, et je cherche de plus en plus rapidement à écouter son message au lieu de plonger la tête la première dans la réaction instinctive : « Qu’est-ce que mon émotion a à me dire ¹ ? «  Olivier Masselot. Bien sûr, l’étape suivante serait de ne pas réagir du tout, de laisser le stress me glisser dessus comme sur les plumes d’un canard... Et l’étape encore suivante, de ne tout simplement pas ressentir ce stress².

En effet, ce n’est pas la situation en elle-même qui est source de stress, mais notre réaction à cette situation ³. »Selon les esprits, le même monde est un enfer et un ciel ». Ralph Waldo Emerson

Voir aussi  ¹ Ecouter son corps pour suivre son guide intérieur   ² Plusieurs étapes de l’évolution de la Conscience   ³ La check-list pour une vie équilibrée

Réagir à bon escient

Bien sûr, il faut raison garder et réagir quand la situation l’exige. Mais à bon escient, ce qui est bien le plus difficile à mettre en application. Je trouve très pertinent « le défi d’Aristote », relaté dans Ethique à Nicomaque :

Tout le monde peut se mettre en colère.

Mais il est difficile de se mettre en colère

– pour des motifs valables

– et contre qui le mérite

– au moment

– et durant le temps voulus.

Admirer la vraie résilience, pour apprendre à relativiser ses petites contrariétés

Mais plus que tout, j’admire les personnes qui ont déjà atteint les étapes suivantes, et qui arrivent à faire la part des choses en cas de vrai coup dur. Ce matin, j’ai appelé une amie, qui m’apprend qu’elle a perdu son père la veille. Elle était d’un calme impressionnant, relativisant les choses, arrivant à trouver du positif dans la situation. Elle a même pris le temps de me demander quand elle pouvait passer me voir pour me rendre un livre et me demander des nouvelles de ma vie sentimentale ! J’ai trouvé son attitude absolument remarquable et admirable. Forcément, en comparaison, mes tracas ont l’air tellement anecdotiques¹

De même, je suis plongée depuis ce matin dans le très beau Hors Série de la revue Inexploré sur « Les forces vives de l’espérance ». (une lecture que je vous recommande, particulièrement pour ceux pour qui le sujet de l’espérance correspond à l’humeur du moment…). La force, la résilience et l’optimisme des personnes interviewées, à qui il est arrivé des chocs indescriptibles, est tout simplement admirable, et permet de relativiser ses propres petites contrariétés quotidiennes ²

Voir aussi   ¹ Nos réponses face aux difficultés de la vie   ² Tomber sept fois, se relever huit

Prendre de bonnes résolutions et passer un contrat avec soi-même

De plus en plus, en gardant ces exemples en tête, je serai donc vigilante sur le fait de ne pas faire d’une contrariété un malheur… « Vous n’êtes pas responsable de la tête que vous avez, mais vous êtes responsable de la gueule que vous faites. » Coluche


Et vous ? Avez-vous tendance à sur-réagir face à une contrariété, ou arrivez-vous à faire la part des choses ? Savez-vous prendre votre part de responsabilité et du recul face à une situation et réagir si vous vous êtes laissé envahir par l’émotion ?


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