Vers l'équilibre…

Agir selon sa conscience… c’est plus simple !

« La conscience ne peut pas avoir tort » Alfred de Vigny

Hier, je suis allée voir le film Samba. A un moment, et sans tomber dans le spoiler si vous ne l’avez pas encore vu, le héros trahit l’un de ses amis. Il le vit très mal, il sent qu’il ne se reconnaît pas, il sent que cela ne lui ressemble pas. Il ne se sent pas en accord avec ses principes et ses valeurs, et agir comme si de rien n’était face à son ami lui est difficile. Il n’est pas en accord avec sa conscience.

Se sentir tiraillé entre la tentation et sa conscience

Cela me fait penser à tous ces moments où l’on se sent tiraillé entre une envie, une pulsion, et le fait d’être raisonnable, comme dans l’image populaire du petit démon tentateur et du petit ange sage qui se disputent dans notre tête. Qui va gagner ? ¹

agir selon sa conscience

Voir aussi ¹ Traverser ses peurs     Laisser son monstre intérieur sortir du placard

Voir l’intérêt général avant le sien

J’ai eu récemment l’occasion d’agir selon ma conscience. On m’a demandé un avis, et l’avis que j’ai donné m’a semblé juste, même si les implications et les conséquences qu’il engendrait n’étaient pas à mon avantage. J’ai préféré mettre de côté mes préférences car je voyais le global de la situation, je comprenais que mon avantage personnel était anecdotique dans un contexte plus général.

Agir selon ses principes

J’ai senti que le plus important à ce moment-là pour moi était de raisonner de façon juste, en accord avec mes principes et mes valeurs, même si cela ne m’arrangeait pas¹. Mais, paradoxalement, c’était presque égoïste de ma part : car je me connais et je sais que de toutes façons je ne peux pas me sentir bien si je ne suis pas alignée avec mes convictions et ma conscience ². J’aurais, comme le héros du film, vécu dans la culpabilité de ma faute si j’avais cherché à manipuler la situation à mon avantage.

Un célèbre héros agit selon sa conscience ³, il s’agit bien sûr de Cyrano de Bergerac :

« Moi, c’est moralement que j’ai mes élégances.
Je ne m’attife pas ainsi qu’un freluquet,
Mais je suis plus soigné si je suis moins coquet;
Je ne sortirais pas avec, par négligence,
Un affront pas très bien lavé, la conscience
Jaune encore de sommeil dans le coin de son œil,
Un honneur chiffonné, des scrupules en deuil.
Mais je marche sans rien sur moi qui ne reluise,
Empanaché d’indépendance et de franchise;
Ce n’est pas une taille avantageuse, c’est
Mon âme que je cambre ainsi qu’en un corset,
Et tout couvert d’exploits qu’en rubans je m’attache,
Retroussant mon esprit ainsi qu’une moustache,
Je fais, en traversant les groupes et les ronds,
Sonner les vérités comme des éperons. »

Voir aussi ¹ Mettre en application ses propres conseils… Et ceux des autres         Bien (se) conduire sur le chemin de Vie     Faire son bilan de l’année    ² La vérité sort de la bouche des enfants…   Tout à coup, un inconnu vous offre des fleurs…    ³ Garder son indépendance d’esprit

Etre récompensé de ses bonnes actions

Pour la petite histoire, la situation a cependant bien évolué, comme si j’étais « récompensée » d’avoir agi dans le respect des autres. Dans le même ordre d’idée, un ami me disait aujourd’hui qu’il était content d’avoir pu me rendre un service mais que paradoxalement cela lui avait rendu service à lui aussi au passage.

Pouvons-nous vivre sereinement si nous nous sentons coupable ?

Mais, même si ce n’est pas magique et malheureusement pas systématique d’obtenir une récompense quand on agit selon sa conscience, de toutes façons avons-nous le choix ¹ ? Pouvons-nous vivre sereinement dans la conscience d’une faute ou d’une culpabilité ? D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle tant de personnes qui se sentent coupable deviennent paradoxalement agressives : elles sont rongées par le remord et, par un mécanisme inconscient mais universel, transfèrent l’agressivité qu’elles ressentent pour elles-mêmes vers l’extérieur…

Voir aussi ¹ Joyeuses (?) fêtes ! 

Se simplifier la vie en étant en accord avec sa conscience

Ma mère m’a toujours dit : « il est plus simple de dire la vérité que de mentir ». J’ai vraiment été élevée avec cette croyance. Et, au delà des notions du bien et du mal, il faut bien reconnaître que la vérité est plus facile à gérer, on ne s’emmêle pas les pinceaux, on ne se contredit pas, on n’a pas besoin de se surveiller, et on se sent serein et en accord avec soi-même.

En fin de compte, ce n’est presque pas moral d’agir selon sa conscience : c’est presque une façon « égoïste » de vouloir se simplifier la vie... Mais je pense que cet égoïsme là est tout à fait acceptable !


Et vous, vous sentez-vous en accord avec votre conscience ? 


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