Vers l'équilibre…

Suivre son élan…

« J’ai trop souvent permis à ma raison d’arrêter l’élan de mon coeur » André Gide

Il est 22h30, je m’apprêtais à me coucher quand j’ai été saisie d’une inspiration pour écrire cet article. J’avoue que cela ne m’arrangeait pas à cette heure ci, il me fallait rallumer mon ordinateur et sortir de mon lit douillet… Mais j’ai appris à respecter et à suivre mon élan et mon inspiration. J’écris toujours quand je « le sens », même si paradoxalement cela ne m’arrange pas toujours¹ !

Voir aussi ¹ Et vous, sur quoi écririez-vous ?

Avoir un élan inexplicable

Le déclencheur de la réflexion de ce soir, c’est une conversation avec un ami qui m’a dit s’être remis, par pure envie, à suivre des cours de physique du niveau de la Licence. Il le fait à distance par internet, le soir après son travail, environ 2 heures par jour. Il ne va pas valider son niveau par un diplôme officiel. Il le fait juste pour lui. Pour le plaisir. Par pure inspiration. Il ne sait d’ailleurs pas expliquer pourquoi exactement, à part qu’il ressent comme un appel. C’est comme une évidence. Il ne se pose pas de questions… Il suit juste son élan¹. Sans finalité.

Voir aussi   ¹Stop ou encore ? Choisir de suivre son intuition    L’effet cocktail » de son développement personnel   Tomber sept fois, se relever huit      Les paroles s’envolent, les écrits restent      Les 6 (+1) critères fondamentaux pour la réussite d’un couple    Prendre le temps de prendre la bonne décision

Succomber à son envie

De même, dans le best seller « Mange, Prie, Aime« , l’auteur Elizabeth Gilbert décrit son élan vers l’apprentissage de l’Italien. Elle n’a pas d’attaches familiales ni amicales vers l’Italie, ce n’est pas pour elle une langue « utile », elle ne sait pas exactement pourquoi elle est attirée par cette langue. Mais, au bout d’un moment, elle décide de succomber à son envie de s’y plonger, comprenant qu’elle n’a pas besoin de justifier cette attirance par une finalité. Et elle s’en délecte, c’est un passage de sa vie extatique.

Un élan inexplicable… qui trouve son explication bien plus tard

C’est aussi ce que décrit Steve Jobs dans son célèbre discours à Stanford en 2005, quand il s’est senti attiré par les cours de calligraphie, à mille lieues de ses autres passions. Et, finalement, ce hobby en apparence anecdotique a été à l’origine de sa réflexion sur une typographie élégante pour le Mac… Le lien, peu évident au départ, se découvre de lui-même par la suite :

« Et ce que je découvris alors, guidé par ma curiosité et mon intuition, se révéla inestimable à l’avenir. Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de la typographie de tout le pays. Dans le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était parfaitement calligraphiée. Parce que je n’avais pas à suivre de cours obligatoires, je décidai de m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caractères, les espaces entre les différents groupes de lettres, les détails qui font la beauté d’une typographie. C’était un art ancré dans le passé, une subtile esthétique qui échappait à la science. J’étais fasciné.
Rien de tout cela n’était censé avoir le moindre effet pratique dans ma vie. Pourtant, dix ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint. Et nous l’incorporâmes dans le Mac. Ce fut le premier ordinateur doté d’une typographie élégante. Si je n’avais pas suivi ces cours à l’université, le Mac ne posséderait pas une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels. Et comme Windows s’est borné à copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait. Si je n’avais pas laissé tomber mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères. Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions quand j’étais à l’université. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard.
On ne peut prévoir l’incidence qu’auront certains événements dans le futur ; c’est après coup seulement qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre avenir. L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a régi ma vie. »

Ce discours était par ailleurs très inspirant¹, je ne résiste pas à l’idée de vous mettre sa version intégrale sous-titrée. Ce sont 14 minutes très bien employées si vous ne l’avez jamais visionné !

« Parfois des parents refusent que leur enfant ne se lance dans une activité parce qu’il risque d’arrêter au bout d’un an. Et alors ? En un an, il apprendra quelque chose de l’activité, et développera peut-être des qualités qui lui serviront plus tard, dans un autre contexte. De découverte en découverte, qui sait où ça peut le mener ? Respecter ses rêves et ceux de nos enfants est important. C’est une affaire d’attention, de présence, de bienveillance.² «  Rupert Isaacson, L’Enfant Cheval 

Dans le même ordre d’idée, j’ai une amie qui ressentait un élan vers un homme, qui pourtant ne lui correspondait pas en apparence. C’était comme si elle était poussée « à son insu » vers lui³. Mais cela a été pour elle une expérience fondatrice, qui lui a permis avec du recul d’apprendre beaucoup sur elle après leur rupture.

Voir aussi  ¹(Re) Trouver sa vocation    ²Des racines et des ailes     ³Ecouter son corps pour suivre son guide intérieur      Etre attentif aux synchronicités de sa vie     Aujourd’hui, j’ai reçu une lettre… 

Suivre son élan… pour prendre son élan

Parfois l’explication de l’élan est donnée plus tard par la Vie, comme dans le cas de Steve Jobs ou de mon amie. Tout s’éclaire après coup… Comme si c’était la pièce d’un puzzle et que le thème général prenait forme en prenant du recul¹.

Une amie m’a dit un jour : « C’est formidable d’avoir retrouvé un élan, c’est énorme un élan, c’est de là que tout part, et pas besoin de connaître forcément la destination. Se sentir poussé par une force vitale, se sentir emmené quelque part, c’est génial ».

Et si, tout simplement, suivre son élan était une façon de se préparer, de « prendre son élan » pour s’élancer par la suite dans la bonne direction ¹ ?

Voir aussi ¹  Oser changer de vie    Encourager les bonnes volontés

Et si la seule finalité était celle de vivre l’instant présent ?

Mais, parfois, cela ne débouche « sur rien ».

Peut-être que la raison d’être de l’élan est restée invisible, car on n’a pas su la comprendre ou l’interpréter ¹? Ou peut-être que, tout simplement, tout ne doit pas avoir à tout prix une finalité... Et si la seule fin utile était de s’accomplir, de se faire plaisir ? Et si l’élan que nous ressentons était tout simplement la réponse du moment à un besoin inconscient ? En suivant notre élan nous nous approchons de la Pleine Conscience, nous sommes dans l’instant, sans nous poser davantage de questions. Nous sommes pleinement heureux²

Et si on succombait à nos élans, aussi futiles, curieux, inexplicables, intrigants, illogiques, contradictoires, absurdes³ soient-ils ? Faut-il toujours chercher une explication à tout⁴ ?

Et si on cherchait à se simplifier la vie, et juste la vivre au lieu de la penser… On verra bien…

Voir aussi     ¹Retrouver une pièce de son puzzle      Trouver sa devise      ²De l’excès à l’équilibre     S’enrichir au contact des autres     ³Traverser ses peurs   ⁴Participer au ré-enchantement du monde

Après la théorie, la pratique

Aujourd’hui je portais justement un T-Shirt sur lequel était inscrit « Time to practice happiness ». Et si je passais davantage à la pratique au quotidien ? Je pense que j’ai compris certaines choses, certaines théories, maintenant, il est temps de les mettre en application¹ !

Voir aussi ¹ La check-list pour une vie équilibrée

Epilogue : un an après …

Pendant de longs mois, j’ai ressenti l’appel pour rédiger ce blog, tous les jours, sans savoir pourquoi, juste parce que j’avais cet élan intérieur irrésistible… Et, aujourd’hui, les pièces de mon puzzle commencent à se mettre en place : ce blog a été un véritable tremplin pour écrire le livre¹ que j’avais tout au fond de moi, sur l’éveil des enfants  (La pédagogie Montessori à la maison, 200 activités de 0 à 12 ans, toutes les clefs pour un enfant épanoui et autonome), et un autre livre pour enfants à message qui recherche encore son éditeur (Le petit chaperon rose). Depuis, j’ai deux autres projets d’écriture en cours… 

Céline Santini, auteur de livres sur la pédagogie, le mariage, et de livres pour enfants

Alors, vraiment, n’hésitez pas : suivez votre élan à votre tour, quel qu’il soit !

Voir aussi ¹ Croyez-vous en la magie de la Vie ?


Et vous, suivez-vous vos élans ? Ou les réprimez-vous car ils ne correspondent pas à votre schéma ou votre chemin tout tracé ? Et si vous sortiez des sentiers battus de temps en temps, sans toujours chercher une explication rationnelle à tout ?


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